400 000 dollars pour une franchise KALALU

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Du jamais vu dans le monde de la restauration de la communauté haïtienne! Fier du succès épatant de  son entreprise, l’homme d’affaires Ed D.Vertus s’apprête à vendre une première franchise de la marque  Kalalu.


Une destination caraïbe très prisée à Montréal

Contrairement aux clichés bien connus des restaurateurs d’origine haïtienne qui ne visent qu’une clientèle haïtienne et qui privilégient toujours un quartier peuplé d’Haïtiens pour implanter  leur «casse-croute», Kalalu (Prononcez Kalalou) voit les choses en grand et arrive à desservir le grand public montréalais.

Ed D.Vertus, qui vient de remporter le prix «jeune entrepreneur» du «gala d’excellence» 2007  de la Jeune chambre de commerce haïtienne,  a pris la périlleuse initiative de  s’installer dans le quartier Mont-Royal, au 4331 de la rue Saint-Denis.

L’audace du jeune restaurateur vaut de l’or, car, il se frotte aujourd’hui les mains là où il ne pouvait vraiment pas compter sur l’achalandage provenant de gens de la communauté de laquelle il est issu.

En effet, Kalalu a pignon sur rue, non seulement, loin de la zone de résidence habituelle  des Haïtiens (Montréal-Nord), mais dans le voisinage immédiat du restaurant, Ed D.Vertus dit dénombrer plusieurs dizaines de compétiteurs qui pourraient logiquement entraver sa croissance.

Pouquoi Kalalu réussit là où d’autres échouent?

À son avis, bon nombre de gens  qui s’improvisent restaurateurs dans la communauté haïtienne n’arrivent pas à réussir tout simplement parce qu’ils ne sont pas en mesure de se doter «de véritables outils de gestion».

Car, a fait remarquer le copropriétaire du restaurant Kalalu, sans ces outils de gestion, on ne peut pas évaluer la rentabilité de l’entreprise, faire des projections crédibles sur le moyen et le long terme.

«Moi, j’ai été conditionné pour créer des outils de gestion comme ça, parce que c’est ça que je faisais avant pour une firme et ça a donné des résultats spectaculaires», s’est vanté le jeune restaurateur.

Dans une grille d’évaluation qu’il a soumise à l’attention d’un journaliste de l’Agence de presse «Média Mosaïque», M.Vertus a montré les cases qui sont remplies à tous les jours et qui donnent, selon lui, un indice clair de ce qui a été fait au cours de la semaine.

400 000 dollars pour la franchise

À tous ceux qui auraient aimé être le détenteur de la première franchise du restaurant Kalalu au Québec, Ed Vertus leur annonce qu’ils doivent disposer  d’un montant de 400 000 dollars canadiens.

Au fait, dans les 400 000 dollars, un montant de 100 000 va être placé, dit-il, en fiducie. Cette somme est une garantie pour les deux parties, a précisé celui qui se surnomme  le «machan-n gryo (marchand de griot: viande grillée à base de porc)».

Il confie que l’éventuel acquéreur va avoir «un restaurant clés en main». Cela comprendra les outils de gestion. Il promet d’encadrer le nouveau propriétaire pendant une année afin que la qualité du service et la rentabilité soient toujours au rendez-vous.