15 milliards de capitaux privés manquent annuellement au Québec

606

MONTRÉAL – Grande pénurie d’investissements privés au Québec. L’enveloppe budgétaire qu’on investit dans le monde privé des affaires ne dépasse pas les 26 ou 27 milliards de dollars par année dans la Province, a chiffré François Legault cité par l’Agence de presse Médiamosaïque.

« Si on compare le Québec par rapport au reste du Canada, on devrait avoir 42 milliards de dollars d’investissements privés par année. Il nous manque chaque année 15 milliards d’investissements privés », a alerté Legault qui était l’invité vedette de la 7e tribune interactive du groupe Carrefour des Communautés Culturelles (CCQ).

Qu’est ce qu’il faut faire ?

D’abord, « il faut avoir plus d’entrepreneurs au Québec », croit François Legault lors de cette activité  du CCQ réalisée avec l’Association des Maisons de commerce extérieur du Québec (AMCEQ) en collaboration avec Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ). L’ex-ministre péquiste se dit « inquiet » de l’intérêt de moins en moins remarqué des jeunes pour les affaires au Québec.

« Depuis quelques années, quand on demande aux jeunes de 20 à 30 ans : avez-vous le goût d’entreprendre ? On voit que le Québec se place loin derrière l’Ontario ou comparativement aux autres États dans le monde », a illustré le co-fondateur de la Coalition pour l’Avenir du Québec qui se transforme officiellement ce lundi 14 novembre en parti politique.

Cela s’annonce encore plus dramatique dans l’avenir, s’alarme l’ancien président d’Air Transat, car, précise-t-il, ces mêmes enquêtes attestent qu’ « il y a moins de gens qui veulent devenir entrepreneurs au Québec par rapport à la génération précédente. »

Faire du 8à4 ne fait pas avancer une société

Sans vouloir juger ceux qui préfèrent être tout simplement des salariés au lieu d’innover ou de se lancer en affaires, le leader de la CAQ croit qu’une telle tendance, si elle se généralise, peut signer l’arrêt de mort d’une collectivité.

« Moi-là, je n’ai rien contre la qualité de vie. C’est bien beau de vouloir se rendre au travail de 8h à 4h, ne pas avoir de stress, mais à un moment donné-là, ces gens doivent savoir qu’une société qui arrête d’entreprendre est une société qui refuse d’avancer », a-t-il prévenu.

Il faut valoriser l’entrepreneurship

François Legault, qui a lancé Investissement Québec alors qu’il était ministre, pense qu’il faut « commencer dès la petite école. Il faut être capable d’avoir toutes sortes de projets d’entrepreneurship, il faut avoir des gens qui sont des modèles pour convaincre les jeunes dès la petite école d’avoir le désir d’entreprendre et il faut aussi être capable d’aider financièrement les gens qui entreprennent. »

Il déplore le fait qu’on ne dispose « pas assez de capital de risque, de capital de démarrage, de capital patient pour démarrer. » Tel devrait être le mandat d’Investissement Québec qui ne répond nullement, selon lui, par les temps qui courent à sa mission première.

« À cause de certains scandales, on a peur d’oser, on a peur de prendre des risques, on a peur d’appuyer nos entrepreneurs, on a besoin de changer la mission d’Investissements Québec. Il faut aussi faire le ménage pour rehausser l’image de nos entrepreneurs ».

 

Sur le même sujet:

 

MEDIAMOSAIQUE.Com Articles reliés:

PHOTOTHÈQUE MÉDIAMOSAÏQUE(En haut, François Legault, le co-fondateur du mouvement « Coalition pour l’avenir du Québec » transformé en parti politique dûment enregistré auprès du Directeur général des élections )